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 "published": "Sun Jan 04 2026 00:12:02 GMT+0100 (Central European Standard Time)",
 "updated": "Mon Jan 05 2026 13:05:45 GMT+0100 (Central European Standard Time)",
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 "content": "<section>\n<figure><img alt=\"\" height=\"1080\" src=\"https://11d.im/journal/2026/20260104001006-robots-retrofuturisme-neofascisme/uEQUuv6Ram-810.jpeg\" width=\"810\"/></figure>\n<p>En ce moment, au Mk2 Biblioth\u00e8que, il est possible d'aller voir le film d'animation <a href=\"https://en.wikipedia.org/wiki/Metropolis_(2001_film)\">Metropolis</a> dans sa version 2001.\nUne occasion \u00e0 ne pas rater.</p>\n<p>Metropolis, <a href=\"https://en.wikipedia.org/wiki/Metropolis_(1927_film)\">le film de de Fritz Lang</a> dat\u00e9 de 1927, <a href=\"https://en.wikipedia.org/wiki/Metropolis_(manga)\">le manga d'Osamu Tezuka</a> publi\u00e9 en 1949 et <a href=\"https://en.wikipedia.org/wiki/Metropolis_(2001_film)\">le film</a> de <a href=\"https://en.wikipedia.org/wiki/Rintaro\">Rintaro</a> sorti en 2001 portent le m\u00eame nom et parlent tous les trois de robots et de lutte des classes, mais dans des contextes et des \u00e9poques bien diff\u00e9rentes.\nMetropolis (manga) n'a pas grand-chose \u00e0 voir avec le film de 1927.\nTezuka n'aurait vu qu'une seule image, mais aurait \u00e9t\u00e9 impressionn\u00e9 par l'architecture art d\u00f3co de New York et de Chicago.\nMetropolis (2001) est une adaptation tr\u00e8s libre du manga et une r\u00e9int\u00e9gration du discours de Metropolis (1927).\nOn y reconna\u00eetra \u00e0 la fois donc \u00e0 la fois les gros pifs en forme de bec et les jambes tronc d'Astroboy, le Duc Rouge, comme le communisme, les architectures triomphantes, mais aussi la lutte des classes format industrialisme allemand des ann\u00e9es 1920.</p>\n<p>Les personnages principaux viennent des diff\u00e9rentes strates de la soci\u00e9t\u00e9.\nLes protagonistes sont un d\u00e9tective japonais et son neveu qui sont sur les traces d'un savant fou.</p>\n<p>L'action se passe dans une ville utopique pour les uns, dystopique pour les autres.\nLes peintures d'arri\u00e8re-plan sont tout bonnement magnifiques.\nIl est possible d'en savoir plus \u00e0 leur propos dans <a href=\"https://11d.im/lectures/anime-architecture\">Anime Architecture</a>.\nC'est chouette de voir tout cela sur grand \u00e9cran.</p>\n<p>J'ai \u00e9galement bien appr\u00e9ci\u00e9 la bande-son de <a href=\"https://en.wikipedia.org/wiki/Toshiyuki_Honda\">Toshiyuki Honda</a> qui m\u00e9lange orchestre symphonique, jazz et pop des ann\u00e9es 1960.</p>\n<p>Pour tout ce qui est robot et mont\u00e9e du fascisme, je suis d\u00e9j\u00e0 servi par l'actualit\u00e9 et le propos est, avec un regard d'aujourd'hui, assez scolaire.\nAu d\u00e9but du film, un des protagonistes se demande quelque chose comme \u00ab mais qui sont ces personnes qui ressemblent \u00e0 des fascistes ? \u00bb \u00e0 quoi on a bien envie de r\u00e9pondre \u00ab ben des fascistes, emoji always has been, poto \u00bb.</p>\n<p>Sortir de la s\u00e9ance et emprunter le grand vide urbain de l'Avenue de France, tout en vitres et en m\u00e9tal, aussi moderne que d\u00e9sincarn\u00e9e, dans un froid hivernal est pile dans l'exp\u00e9rience du film.</p>\n</section>",
 "content-plain": "En ce moment, au Mk2 Biblioth\u00e8que, il est possible d'aller voir le film d'animation Metropolis dans sa version 2001. Une occasion \u00e0 ne pas rater.\n\nMetropolis, le film de de Fritz Lang dat\u00e9 de 1927, le manga d'Osamu Tezuka publi\u00e9 en 1949 et le film de Rintaro sorti en 2001 portent le m\u00eame nom et parlent tous les trois de robots et de lutte des classes, mais dans des contextes et des \u00e9poques bien diff\u00e9rentes. Metropolis (manga) n'a pas grand-chose \u00e0 voir avec le film de 1927. Tezuka n'aurait vu qu'une seule image, mais aurait \u00e9t\u00e9 impressionn\u00e9 par l'architecture art d\u00f3co de New York et de Chicago. Metropolis (2001) est une adaptation tr\u00e8s libre du manga et une r\u00e9int\u00e9gration du discours de Metropolis (1927). On y reconna\u00eetra \u00e0 la fois donc \u00e0 la fois les gros pifs en forme de bec et les jambes tronc d'Astroboy, le Duc Rouge, comme le communisme, les architectures triomphantes, mais aussi la lutte des classes format industrialisme allemand des ann\u00e9es 1920.\n\nLes personnages principaux viennent des diff\u00e9rentes strates de la soci\u00e9t\u00e9. Les protagonistes sont un d\u00e9tective japonais et son neveu qui sont sur les traces d'un savant fou.\n\nL'action se passe dans une ville utopique pour les uns, dystopique pour les autres. Les peintures d'arri\u00e8re-plan sont tout bonnement magnifiques. Il est possible d'en savoir plus \u00e0 leur propos dans Anime Architecture. C'est chouette de voir tout cela sur grand \u00e9cran.\n\nJ'ai \u00e9galement bien appr\u00e9ci\u00e9 la bande-son de Toshiyuki Honda qui m\u00e9lange orchestre symphonique, jazz et pop des ann\u00e9es 1960.\n\nPour tout ce qui est robot et mont\u00e9e du fascisme, je suis d\u00e9j\u00e0 servi par l'actualit\u00e9 et le propos est, avec un regard d'aujourd'hui, assez scolaire. Au d\u00e9but du film, un des protagonistes se demande quelque chose comme \u00ab mais qui sont ces personnes qui ressemblent \u00e0 des fascistes ? \u00bb \u00e0 quoi on a bien envie de r\u00e9pondre \u00ab ben des fascistes, emoji always has been, poto \u00bb.\n\nSortir de la s\u00e9ance et emprunter le grand vide urbain de l'Avenue de France, tout en vitres et en m\u00e9tal, aussi moderne que d\u00e9sincarn\u00e9e, dans un froid hivernal est pile dans l'exp\u00e9rience du film.",
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